vendredi 9 décembre 2011

La Resistance

Tal a attrapé ses bidons de peinture et il a quitté sa maison. Avant de quitter, il a mis son manteau de médecin. Dès qu’il a ouvert la porte de sa maison, le brouillard épais a rempli ses poumons. Il marchait dans la rue pendant qu’il observait les affiches de propagande.

Un soldat a crié « Vos papiers Monsieur ! »

Tal a expiré et lui a montré ses papiers. Le soldat a regardé les papiers et a craché sur ces derniers.

Le soldat a dit, « N’ose pas être désagréable avec moi ! »

Tal l’a regardé stoïquement puis il a continué à marcher pour monter dans le bus. Le bus l’a laissé près de l’ancien palais présidentiel. Le bâtiment était couvert d’affiches du nouveau régime militaire. Les fenêtres ont été brisées et une partie du bâtiment a été carbonisé de la nuit du coup d’état. Tal a placé ses bidons de peintures sur le trottoir. Il a commencé à ouvrir le rouge, le vert, et le blanc. Il a attrapé un pinceau dans sa poche et il l’a trempé dans le blanc. Il a peint la lettre « A » sur la façade.

Un petit garçon l’a regardé, mais sa mère lui a attrapé le bras et s’est enfuit rapidement avec son fils. Quelques personnes ont observé ce spectacle et ont commencé à se rassembler autour de Tal. De plus en plus se sont réunit autour de Tal, mais il ne les regardait jamais. Il a écrit trois noms sur le mur avec trois légendes, « Anne, ma belle femme, Sophie, ma belle fille, Joseph, mon fils courageux ! »

Plusieurs soldats ont remarqué les évènements et ont commencé à attaquer la foule afin d’essayer d’arrêter Tal. Quelques jeunes dans la foule ont combattu les soldats. Malgré la violence, Tal a commencé à peindre le vieux drapeau républicain avec le vert et le rouge. Soudainement, il a entendu des coups de feu, et la foule s’est dispersée.

Tal ne se rendait pas compte de son angoissement. Il sentait la sueur sur ses mains tremblantes. Ses cheveux mouillés s’étalaient sur son front. Il a continué à peindre tout en refusant de paniquer. Il pensait fortement, « Ma famille sera libre. » Soudain, une force violente a frappé son dos. Il a immédiatement perdu connaissance et il est tombé sur le trottoir avec le pinceau dans sa main.

Tal s’est réveillé et il respirait à peine. Il était couvert d’ecchymoses et il ses mains étaient attachés. Il savait qu’il était dans la prison près de la forteresse militaire dans le centre-ville. Tal a entendu une voix d’un officier, mais ne pouvait pas le voir dans le noir.

« Tal LeClerc, n’est-ce pas ? Savez-vous que vous ne sauverez pas votre famille en commençant une révolution ? »

Tal était silencieux. Il respirait difficilement et a fermé ses yeux. Il y avait un bruit qu’il pouvait vaguement entendre. Le son devenait de plus en plus fort. Finalement le son a pénétré à travers les murs de pierre. Tal a entendu, les cris « Vive Anne, Vive Sophie, Vive Joseph ! Vive la république ! »


Ce Jour

Le son de « Big Ben » s’est réveillé toute la ville mais pas Jean Marc. Il a continué à dormir à cause de son rêve magnifique. Son rêve était plein de chaleur, de sécurité et de bonheur. Jean Marc n’a pas voulu se réveiller.

Ensuite, à huit heures et quart du matin une femme lui a donné un coup de pied et il s’est réveillé en colère. Il a frotté les yeux brièvement et a réalisé qu’il était devant le Palais de Buckingham. Jean Marc a pensé :

« Comment est-ce que je suis arrivé ici ? », « Où sont toutes mes choses, et pourquoi est-ce que j’ai que deux euros? ».

En regardant le Palais de Buckingham, Jean Marc a réalisé qu’il y a eu un œil qui n’a pas marché. Jean Marc était aveugle dans un œil. Pendant quelques minutes, il a pensé à ce que se soit passé le soir dernier. Il n’est pas né quand un œil qui n’a pas marché alors il a pensé « comment est-ce que j’ai détruit mon œil ? » Il n’est rien souvenu.

Devant le Palais de Buckingham, Jean Marc a regardé les anglais qui ont marché près lui. Ensuite, Jean Marc a entendu un homme qui a dit à un ami « Oui, je prends le train à neuf heures du matin pour y aller. ».

Instantanément, Jean Marc est souvenu quelque chose ! Il a fallu prendre le train à Rome à neuf heures du matin. Ensuite, quoique son corps a eu l’énergie semblable d’une paresse, il a sauté et a couru rapidement vers son appartement. Il a couru près d’un café où il a vu une horloge. Il était huit heures vingt cinq en révélant, pour Jean Marc, qu’il a fallu prendre un train à Rome en trente-cinq minutes ! Il a eu rien. Oh là là pauvre Jean Marc.

Il a couru comme un tigre chez lui. Là, il a cherché son passeport mais il ne l’a pas trouvé. Il était huit heures et trente du matin. Apres avoir détruit son appartement, Jean Marc l’a trouvé sous son lit. Il a tassé sa valise avec toutes les choses qu’il a gagné et a acheté à Londres. Il a quitté son appartement avec la pensée qu’il n’est revenu jamais. Il y a eu une larme qui a bougé sur son visage.

Il est arrivé à la gare à neuf heures moins quart. Il a eu quelques minutes pour le temps libre. Il a bu un café dans la gare. Il a embarqué le train et a commencé son petit séjour à Rome. Dans le train, il a vu la date sur le billet. C’était le 7 juin 2011. Immédiatement, Jean Marc est devenu fâché. Sa date de naissance est le 9 juin. Cette année il a eu 29 ans, l’âge où il a fallu retourner aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, Jean Marc a fallu travailler avec son père dans l’industrie des textiles. Il a pensé qu’il n’a pas été prêt. Dans le train, il était fatigué et avec qu’un œil, Jean Marc a réalisé que son séjour en Angleterre était une aventure. Il a souri. Il l’est souvenu pour la duration de sa vie, particulièrement quand il a travaillé avec son père.

-Katherine Savage

La Fille du Café

Pendant que la fille versait le café, elle a tout d’un coup tremblé, et elle a donc renversé le café par terre.

« Oh, non ! » le client a crié. Un homme qui venait à ce petit café au centre de Paris chaque jour, il savait que la fille avait un tic.

La fille a pris un chiffon pour nettoyer le café. Elle a donné une nouvelle tasse de café à l’homme, et il lui a sourit avant de partir. Brigitte a sourit aussi. « La Grande Tasse » était l’endroit qu’elle préférait surtout, depuis qu’elle a commencé son travail deux ans plutôt. Les clients étaient ses meilleurs amis, et l’atmosphère était charmante, avec toutes les lumières. « Je suis chez moi, » elle pensait chaque jour.

Un nouvel homme s’approchait du comptoir. Aussitôt qu’il est entré, le café était silencieux. Brigitte détestait le silence—toute sa vie était silencieuse depuis la mort de sa mère. Elle savait la cause du silence dès qu’elle a regardé l’homme.

« Je voudrais un café, s’il vous plaît » il a demandé, à la voix grave. La cicatrice sur la figure bougeait pendant qu’il parlait, comme une danse. Brigitte ne pouvait pas parler. Elle tremblait pendant qu’elle préparait le café, et elle était vite à dire « bonne journée ». Mais, il n’est pas quitté, comme tous les autres.

« Brigitte » il a dit, après qu’il a lu son badge. Il a pris la tasse, et il a siroté. « Je tremblais aussi, il y a quelques années. Après la guerre, j’avais peur de chaque bruit. »

« La cicatrice? »

« Oui, je l’ai reçue pendant la guerre. Il y avait une bombe…» Il a encore siroté. « Mm, c’est délicieux. Je voudrais parler plus, mais j’ai besoin de partir. Un homme doit travailler ! » Avant que Brigitte ait dit un mot, l’homme a écrit quelques chiffres sur une feuille de papier. Il la lui a donnée, et il est parti. Brigitte regardait le papier pendant quelques minutes. C’était le premier homme qu’elle a rencontré et qu’elle a aimé, et elle ne savait pas son nom.

Chez elle, Brigitte s’est reposée sur la chaise, son chat sur les genoux. Le téléphone restait dans les mains. Elle avait trop de doute de téléphoner—c’était une farce ? C’était seulement un rêve ? Les mains tremblaient, et tout d’un coup, elle a entendu une voix grave.

« Bonjour ? Qui est-ce ? »

« C’est Brigitte… vous êtes venu à « La Grande Tasse » aujourd’hui, et… »

« Ah, oui… je suis désolé … » Pendant que l’homme parlait, Brigitte a entendu la voix d’une femme en bruit de fond. Brigitte pouvait entendre chaque mot. Quelque chose des femmes… la mariage… un bébé ? Elle a jeté le téléphone par terre. Pourquoi est-ce qu’elle avait pensé que les choses pouvaient changer ? Elle serait toujours seule, toujours à son appartement froid, isolée. L’amour existe seulement dans les livres de contes.

-Jesse Peterson

Le Parc D'eau

Le soleil brille très fort sur l’eau et les parapluies colorés. Emma entre par la vieille porte du parc en seulement son maillot de bain. Le bruit de la porte est très fort tôt dans la matinée, un grincement qui résonne sur les piscines et sur les toboggans d’eau. Les briques rouges et noires sont trop chaudes sur ses pieds, et elle commence à courir jusqu'à l’ombre. Encore elle a oublié ses chaussures dans la voiture, et elle espère qu’aujourd’hui elle aura un kiosque près de l’ombre.

Le papier blanc est sur le mur, étincelant avec le blanc dans le soleil, et les noms de tous les employés sont en noir sur la page. En regardant la liste, elle joue avec ses cheveux, blondes du soleil. Elle s’arrête- elle met son doigt sur un nom en noir- son nom, « EMMA- HOT DOGS ». Aujourd’hui elle a le grand kiosque des hot-dog. Elle doit se préparer pour une journée complète d’enfants affamés et des coups de soleil.

Mais elle regarde la liste encore une fois, et met son doigt sur un autre nom. Il y a une autre qui travaille au même kiosque qu’elle, une « BARBARA ». Emma pousse un soupir « j’espère qu’elle n’est pas la fille avec tous les tatouages » elle dit à personne. Emma regarde le parc, désert et chaud, et ne sourit pas. Elle veut travailler ailleurs, peut-être à un restaurant ou à un magasin avec ses amis. Mais le parc n’est pas très mal, parc qu’elle revient en Virginie à la fin de chaque été plus bronzée que ses amis. Les plages et villes de Cape Cod sont vraiment belles et peut-être même amusantes… mais elle ne sait pas. Ici, elle mange le dîner avec son grand-père chaque soirée, et puis ils regardent « Jeopardy. »

Elle commencé à sentir les odeurs du parc, le popcorn et le barbe à papa, le soleil chaud sur la brique, le plastique du toboggan et le caoutchouc des tubes. Les autres employés arrivent, regardent la liste et vont aux kiosques, aux toboggans, aux piscines. La queue à la porte commence déjà, et elle entend tous les enfants qui crient à leurs mères.

Emma se lève de la table de piquenique, ses yeux regardent une chose qui est en face de la piscine. Là-bas, au grand kiosque de hot-dog, il est une vieille femme avec les cheveux blancs. Elle prépare le kiosque pour la journée- en son maillot de bain. Emma marche lentement autour de la piscine, l'eau reflétant les rayons lumineux sur ses pieds qui ont déjà un coup de soleil. La vieille femme lui sourit et tend sa main « Bonjour Miel ! Je m’appelle Barbara! Nous allons avoir une journée bien ensemble ! » Emma la regarde en silence, et puis se tourne et pousse le bouton rouge pour réchauffer le rotateur de hot-dog. Elle peut sentir le soleil sur son dos et la chaleur du rotateur de hot-dog à son ventre. Barbara commence à chanter.

La Maison du Sacré-Coeur

     Elle regardait La Maison du Sacré-Coeur où elle serait devenue une femme. La place où elle avait trouvé elle-même dans les murs sanctifiés et, en fait, avait trouvé son enfance. La place où elle avait trouvé une mère par hasard et était tombée amoureuse avec la vie. Peut-être, il serait un mensonge pour dire qu’elle trouvait une mère car ce n’est pas vrai. Elle avait acquis plus qu’on pourrait comprendre. Et, aujourd’hui, elle partirait pour les autres voyages et partirait la sécurité de Chianciano Terme.
     Aujourd’hui, en regardent La Maison qui semblait qu’être sa propre ville sur la colline, Chianciano Terme, la petite ville où elle avait découvert La Maison, est devenue plus réelle.  La ville qui avait logé sa maison chère est devenue plus grande à cet instant. Elle regardait fixement la maison jaune qui était simplement une maison, rien de plus. L’odeur douce et envahissant des oliviers jeunes l’est enveloppée.
    Ce matin particulier serait un moment important pour elle. Elle s’arc-boutait mais elle savait que tous ses efforts étaient en vain. Elle appuyait sur la grande porte en bois et entrait dans le foyer de la maison. Allumé sombrement et un peu froid, elle marchait prudemment sur la tomette afin de marcher sans bruit. Ses chaussures savaient qu’elle voulait être silencieuse et il semblait qu’ils faisaient le plus bruyants du monde. Elle savait que si une personne l’entendait par hasard, elle aurait voulu l’embrasser. Elle retenait les larmes et elle les avalait durement. En marchant dans les galeries vers la salle à manger, elle avait le sentiment de son dernier repas. La clochette sonnait et elle entrait dans la cuisine. Bien qu’il ne soit eu pas nécessaire d’aider avec les repas, elle se trouvait toujours dans la cuisine en demandant ce qu’elle pouvait faire pour sa famille.
   Elle s’asseyait à la table et elle regardait sa famille : un group des femmes fortes qui étaient toutes ses mères. Le couvent serait devenue sa maison. Là, elle avait appris comment être forte et aussi, la signifiance d’être une femme. Et, ce soir était le dernier soir dans le couvent, de façon appropriée, les murs étaient ornés avec les peintures de la Cène. Après une prière, un silence les enveloppait pendant que toutes les femmes mangeaient. Du vin et du pain étaient partagés. Toutes souriaient tristement et elles commençaient à se lever. Elle est levée et elle regardait vers la fenêtre. Il semble que Dieu ait pleuré avec elle dans ce moment. Les oiseaux qui étaient contents autrefois, maintenant, ils ne chantaient plus. Le soleil aussi, caché dans le ciel semblait que dire qu’il soit eu triste.
    Elle est partie la salle après quelques moments persistants et elle marchait vers la grande porte. Elle savait qu’elle avait besoin de partir aujourd’hui mais elle ne pouvait pas. Elle commençait à pleurer en silence pendant que toutes ses mères l’abordaient et elles lui donnaient une étreinte. La dernière étreinte serait la plus difficile, elle savait, parce que cette sœur était sa préférée. Les deux se regardaient et elles savaient sans les mots, l’amour entre les deux. À ce moment, leur amour était infini. 

Le Hoquet

Un.

Deux.

Trois.

Quat—hoquet!

Jeanne a souri, parce que pendant quatre secondes, elle n’a pas hoqueté. C’était, vraiment, un miracle.

La première fois elle avait hoqueté il y a deux jours, Gérard, son colocataire, avait dit : « O, quelqu’un pense à toi ! »

« Je pensais que ça c’est quand ton oreille démange. » Jeanne avait hoqueté encore, et la tasse d’eau ne l’a pas aidée.

« Non, c’est le hoquet !» leur autre colocataire, Jean, avait dit du salon, où il avait lu le journal. Et ça c’était la fin de la discussion, parce que Jeanne avait hoqueté. Mais qui penserait à elle ?

Aujourd’hui était le jour de l’enterrement de la mère de Jeanne.

« Peut-être que nous allons avec toi ? » Jean a demandé.

Elle a serré les lèvres. « Non, je vous ai dit que je ne veux pas que vous veniez. Pourquoi devez-vous, en tout cas ? Vous ne la savez pas. Même je ne veux pas aller, tu sais ça.»

« Oui, mais… »

Jeanne a essayé de sourire. « Je pense que toi et Gérard doivent boire—hoquet !—du vin. Quand tu es si sérieux, il est étrange, tu sais ? » Et elle a mis son manteau noir et elle est allée à l’église.

L’enterrement était horrible. Elle a continué à faire le hoquet ; ce n’arrêtait jamais. Il semblait que le hoquet est devenu pire avec chaque minute. Jeanne n’a pas pu pleurer, mais elle a pu hoqueter. Elle sentait tout autour d’elle les amis de sa mère la regardant avec une expression épuisée. Pas d’expression de compassion, ou de mécontentement. En fait, s’ils étaient en colère, Jeanne, elle a admis étonnement à elle-même, serait contente. Parce que ça c’était un signe que sa mère se serait intéressé à elle au temps de sa morte. Savaient-ils qui était-elle ?

Un hoquet, deux hoquets, trois hoquets. Et personne n’a dit, « Mon Dieu, Jeanne, ayez de la respecte pour ta mère, elle souffrait pour toi ! » comme ils avaient dit une fois il y a longtemps.

Quand elle a réalisé ça, elle voulait être la personne morte.

Elle est retournée chez elle, où elle pouvait entendre les rires de ses colocataires.

« Jeanne ! » Gérard a dit quand elle est entrée la cuisine. « Viens boire avec nous ! Voilà, une tasse pour toi. Oh là là, tu hoquètes toujours ? Une tasse pour ton hoquet, non ? » et ils ont ri.

Pourquoi pas ? Jeanne est assise près Jean. « Le hoquet, » elle a dit avec un hoquet, « peut-être c’est le symbolisme ! » Il était étrange, et un peu triste, la façon dont Jeanne a caché ses sentiments. Ils étaient si gentils, pourquoi elle ne les a jamais parlé de sa mère ? Il serait si facile.

Gérard a fait non de la tête. « Arrête. Tu parles trop de symbolisme. Aujourd’hui, je vous parlerai n’importe quoi. Quand j’étais très petite… »

« Quand j’étais très petite, » Jeanne a interrompu, un tremblement étouffé dans sa voix, « ma mère m’a dit toujours : « Tu es ma petite princesse. » Quelle plaisanterie, non ? Resquieat in pace, ma chérie ! » Elle a fini sa tasse de vin.

Jean a essuyé les larmes de Jeanne et dans son étreinte, elle a hoqueté.

Lucie et Jules

Jules Arthur était un homme normal. Il habitait seul, dans un appartement à New York City, sans même un poisson pour de la compagnie. Il n’était pas très beau alors il n’avait pas beaucoup de chance avec les filles, et il n’avait pas beaucoup d’amis non plus. Il se réveillait à sept heures chaque matin, prenait une douche, s’habillait et marchait vers Central Park, ou il prenait son café chaque jour. Il s’asseyait sur le même banc, qui a été dévoué à une dame qui est morte il y a quelques années – Lucie Renaud, et lisait le Wall Street Journal. Après le travail, il retournait chez lui, buvait un bourbon pendant qu’il regardait la télé et se couchait à onze heures et demie.

Un matin, Jules était assis dans le parc, comme d’habitude. L’odeur du café du petit vendeur dans le parc et des voitures dans les rues était dans l’air. C’était le début de l’automne et les feuilles commençaient à tomber. Une petite chienne brune est venue tout près de lui. Jules n’a jamais aimé les animaux alors il n’a pas fait attention et a continué à lire son journal. La chienne le regardait, avec l’air confus ; elle ne comprenait pas pourquoi cet homme ne voulait pas jouer avec une chienne aussi mignonne qu’elle. Alors elle s’est déplacée et elle a sauté sur le banc, juste à côté de Jules. Jules la regardait, étonné. Une minute plus tard, il s’est levé car il fallait aller au travail et il a oublié complétement la petite chienne adorable.

Le prochain jour, Jules a fait sa routine habituelle. Pendant qu’il était assis sur son banc favori, la chienne est revenue. Jules a jeté un coup d’œil autour de lui, essayant de déterminer où était le propriétaire de la chienne. La chienne n’avait pas de collier, alors Jules se demandait si elle avait un propriétaire. Il pensait qu’elle avait faim, alors il a acheté un hot dog du vendeur dans le parc. La chienne était tellement heureuse d’avoir de la nourriture qu’elle a donnée un coup de langue sur le visage de l’homme gentil, juste avant qu’il soit parti.

Chaque jour, pendant quelques semaines, la chienne venait s’asseoir à côté de Jules, et chaque jour Jules attendait quelqu’un qui ne viendra jamais : le propriétaire de la chienne. Ils sont devenus de bons amis, et Jules a commencé à apporter des jouets et de la nourriture pour la mignonne.

Un matin froid, une petite fille, qui portait un grand manteau rose lui a demandé comment s’appelait sa chienne. Il a hésité pendant une minute, et finalement a répondu «Lucie », après le banc où les deux amis se sont rencontrés. Jules a décidé qu’il ne pouvait plus laisser la petite dans le parc, alors il allait l’apporter chez lui pour une nuit, et puis l’amener au SPCA. Jules a terminé le travail et il a cherché Lucie dans le parc. Il l’a amené chez lui, et Lucie est passé la nuit avec lui dans son lit, après avoir mangé un grand bol de viande.

Le prochain jour, quand il marchait vers le SPCA, il s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas donner Lucie à quelqu’un d’autre, et que c’était le destin qui les a mis ensemble dans le parc. Il avait trouvé la compagnie qu’il désirait si fortement toutes ces années, même s’il n’était pas dans la forme d’un humain, mais une chienne adorable qu’il a rencontrée dans le parc. Cette chienne ne lui a jamais jugé pour ses défauts et pour son apparence. Après le travail, Jules a pris un taxi avec Lucie à la boutique d’animaux où il a acheté tout ce que Lucie voulait. Lucie et Jules sont restés les meilleurs d’amis pendant des années, et ils ont continué aller au parc chaque matin pour y jouer ensemble.


Lindley Smith