dimanche 13 novembre 2011

Adam et la Serveuse

Adam entrait dans le café, prêt à s’asseoir à sa table usuelle. Mais, quand il voulait s’asseoir, il a trouvé qu’il y avait déjà quelqu’un assis là. C’était la serveuse qui travaillait au café. Ils se voyaient chaque jour, et elle savait que c’était sa table habituelle. Elle fumait une cigarette calmement.

« Pourquoi ne travaillez-vous pas ? »

« C’est mon jour de congé, » elle a répondu.

« Alors, pourquoi restez-vous ici ? »

Elle restait silencieuse pour une minute, le regardant. « Vous venez ici chaque jour. Vous commandez la même boisson, mais vous ne travaillez pas, vous ne lisez pas un livre, vous ne parlez pas sur un portable…vous êtes toujours seul… »

« Et alors ? Pensez-vous que je m’intéresse de ce que vous pensez de moi ? » Il ne dirait jamais la vérité, qu’il, en fait, se souciait de son avis.

Elle souriait et regardait sa cigarette. « Chaque fois que je fume, je porte le rouge à lèvres rouge…ainsi, quand je laisse le mégot, c’est comme une sorte de mémento…un signe pour quelqu’un que j’ai été ici, que j’existe. » Elle tournait ses yeux à lui. « Vous venez ici chaque jour, mais toujours seul. Qui devrait s’intéresser à vous ? Qui se souviendra de vous? »

Elle a quitté la table, laissant son mégot dans le cendrier, laissant Adam à regarder la tache de son rouge à lèvres et à penser à ses mots.

Pauvre Jeanne

Jeanne est entrée au salon avec Gérard, avec un bandage à son front.

« Mais, qu’est-ce qui s’est passé ? » a demandé leur autre colocataire, Jean, qui lisait le journal.

« Il était horrible ! » a dit Gérard. « Je l’ai vu en marchant sur le trottoir, quand –»

« Mon Dieu. Est-ce qu’elle est entrée en collision avec une voiture ? Jeanne, es-tu bien ? »

« C’est fini, » elle a déclaré.

« Quoi ? » Jean est devenu dérouté.

« Non, il n’y avait pas de voiture. Elle est tombée et a frappé sa tête, comme tu peux voir. Et maintenant, elle est un peu étrange… »

« Comment ? »

« Les documents que tu as donné à Gérard la Framboise n’étaient pas ceux dont nous avions besoin. Donc, j’étais là, à côté de la tour Eiffel, et pour la première fois dans ma vie, je me sentais tellement stupide. Le Roi des Légumes : il a gagné. Il a gagné tous, et Paris entrera une époque de chagrin. O, mon âme ! O, l’âme de Paris ! »

Jean a pâli. « O, je vois. Elle pense que nous sommes comme les espions dans ce film que nous avons vu la semaine dernière ? »

« Exactement. Elle ne peut que se rappeler nos noms et les vies des personnages dans le film. Mais pourquoi elle m’appelle ‘la Framboise ?’»

« Qui sait ? Qu’est-ce que nous devons faire ? »

« Je ne sais pas. Tout d’abord, peut-être nous devons aller au restaurant (parce que j’ai faim) et après ça je téléphonerai au médecin. »

« Quelle bonne idée ! »

Donc, ils sont allés au restaurant.

L'entretien avec Sarkozy

Bonjour Monsieur Sarkozy. Comment-allez vous ?

Sarkozy: Bien merci. Et vous ?

Bien merci. Puis-je commencer par l’entretien ?

S: Commencez, s’il vous plaît.

Pourquoi supportez-vous la laïcité de France ?

S: Parce que je voudrais que tous les français vivent en harmonie, sans discorde de la religion ou race.

Et a votre avis, ça fonctionne ?

S: Oui, je pense que les gens ont plus des libertés avec ce système.

Mais ne peuvent-ils pas porter les voiles intégraux et les autres symboles religieux ?

S: Oui, mais c’est pour leurs avantages.

Les avantages protègent-ils par la laïcité ?

S: Oui, les gens protègent de la discrimination des gens qui sont différent.

Pensez-vous que les gens « qui est différent » traiteraient les gens avec les symboles religieux différemment ?

S: Cela a lieu chaque jour.

Pourquoi ne défendrez-vous pas aux gens de faire de la discrimination ?

S: Ce n’est pas possible. La discrimination est la nature des gens.

Cela est-il un mauvais portrait des français, n’est-ce pas ?

S: C’est le portrait du monde.

Pensez-vous que cette « nature des gens » peut changer éventuellement ?

S: Peut-être, mais la laïcité est nécessaire pour protéger les pratiquants pour le moment.

La laïcité est-il un système sans intervention de gouvernement ?

S: Oui, c’est la définition.

Mais le gouvernement intervient-il dans les vies des les pratiquants ?

S: … Oui… Mais c’est pour leurs avantages ! Le gouvernement doit protéger les droits des gens.

Les droits religieux sont-ils importants ?

S: Oui, les droits religieux sont très importants. Mais les voile intégral et les autres symboles empiètent sur les droits sociaux.

Comment empiètent-ils sur les droits ?

S: Par exemple, une femme qui porte la voile intégral a besoin de travail. Le patron, en voyant qu’elle porte le symbole, décide ne donner pas cette femme le travail. Et ca, c’est juste ? Je pense « Non. » Aussi, les femmes qui portent les voiles, n’ont pas le choix. Certaines femmes, peut-être, mais plus de femmes ne l’ont pas. Les symboles religieux sont devenus les symboles pour l’oppression des femmes. La laïcité protège les droits sociaux.

Alors, croyez-vous que les droits sociaux sont plus importants que les droits religieux ?

S: Non, les droits sont égaux.

Si les droits sont égaux, pourquoi ne les protégez-vous pas également ?

S: Je pense que cette question est pour un autre jour.

D’accord. Nous manquons de temps de toute façon. Merci d’avoir fait l’entretien avec moi aujourd’hui.

S: Merci.

Une petite conversation

Georges-Francoise: ……..Et après ca? Qu’est-ce que se passe après tu as frappe la duchesse ?

Jean-Claude : Tu ne croirais pas. Tu te connais la fille de Madame Biroiriton, Marie-Danièle ? J’ai placé mes bras sur son dos au milieu du dîner et j’ai placé un bisou sur sa joue.

Georges-Francoise: Et puis…? Qu’est-ce qu’elle a fait quand tu as donné un bisou?

Jean-Claude : patient, je vais te dire. Tu sais qu’elle m’adore. Elle a toujours ses yeux sur moi.

Georges-Francoise: Tu es sur ? Pourquoi as-tu pensé qu’elle t’aime ?

Jean-Claude : Est-ce que tu te rappelles la fête à le château de Monsieur et Madame Charles-Marc-Louise ? ça c’est un fois que je l’ai vu—et elle m’a vu aussi. Mais, elle était timide et essayait de m’évitait. Mais, quand je l‘ai vu à côté de la porte, je l’ai agrippé, et je commençais à verser ma âme. Je lui ai dit qu’elle a été plus belle femme du monde et que je ne veux pas voir une autre femme.

Georges-Francoise: Et…? Est-ce que ça a marché ?

Jean-Claude : Non. Elle m’a dit que j’étais l’homme le plus repoussant, répugnant, grossier du monde et beaucoup encore... Franchement, je pense qu’elle est encore intimidée. Elle est complètement interloquée par mon esprit.

Georges-Francoise: Je suppose oui………(silence)…………Et après ca ?

Martin et l'amphithéâtre vide

« Martin, qu’est-ce que tu fais ici ? » elle a demandé tout à coup. Je me suis retourné brusquement et la scène dans ma tête a complètement disparu. Quand je ne lui ai pas répondu sa question, elle s' est assise à côté de moi.

« Martin, » elle a répété, « pourquoi assois-tu ici, dans le froid ? » Elle a saisi mes mains froides et a regardé dans mes yeux.

« Je ne regardais qu’amphithéâtre vide. »

« Mais pourquoi fais-tu ça ? »

« Regards les escaliers, les flaques. Ecoute le silence. » Elle a jeté un coup d’œil à l’environnement. « Je ne vois qu’un amphithéâtre. Qu’est-ce qui est si spécial ? »

J’ai fait non de la tête, « Ce n’est pas juste un amphithéâtre. Ferme les yeux. Qu’est-ce que tu vois maintenant? » Elle a fermé les yeux à contrecœur. « Je vois la même chose quand les yeux sont ouverts, un amphithéâtre vide. Pourquoi ? Que vois-tu ? »

J’ai soupiré, « Pendant mes années ici, mon université, il rampait avec la vie, avec la musique et la connaissance. Mais maintenant, il est mort. Les gens ont quittés avec l’argent.»

« L’argent ? Qu’est-ce que ça va dire ? » elle a dit.

J’ai fait une pause, « L’université a perdu son argent après l’accident. Je peux voir toujours, l’accident. »

Elle a froncé les sourcils, « Je ne vois rien. Pourquoi es-tu trop bizarre ? »

« Je ne sais pas. »

-Megan Murphy

L'histoire de la crème glacée

Il était assis là, sur le banc, seul. Damien voulait être seul cette nuit-là pour penser au monde et ses erreurs. La pluie et la nuit produisaient la scène parfaite pour ces pensées. Malheureusement, il n’y aurait pas de paix pour Damien. Son ami Marcel s’est approché de lui et a commencé à parler.

-Damien ! Pourquoi es-tu dehors pendant une nuit comme celle-ci ?

-Laissez-moi, Marcel.

-Tu m’amuses chaque fois que tu blagues. Où voudrais-tu aller ?

-Je ne voudrais qu’une nuit en paix pour réfléchir…

-Réfléchir de quoi ?

-Ce n’est pas vos affaires.

-Mais non ! Qu’est-ce qui s’est passé à toi ? Tu peux me dire. Je suis ton ami !

-…Je n’ai pas eu ma crème glacée aujourd’hui.

-Ce n’est pas trop mal ! Pourquoi es-tu si triste ?

-Ecoutez ! J’ai vu beaucoup d’autres gens qui ont reçu leurs ordres de la crème glacée, mais la serveuse m’a dit que le restaurant n’en avait plus. Elle m’a fait payer pour cela aussi.

-C’est terrible ! Tu n’as pas résisté ?

-Non.

-Pourquoi ??

-MARCEL ! Vous me faites rappeler des choses que je voudrais oublier.

-…Tu ne veux pas parler ?

-Ecoutez. Je peux finir l’histoire. Juste cette fois. Je n’ai pas résisté parce que la serveuse était mon ex-copine.

-Ah. Tu devrais faire quelque chose pour avancer dans ta vie. Cherche ton ex-copine et parle de ton esprit !

-J’ai essayé… Son nouveau copain presque m’a tué. C’est la vie.

-Ah. C’est dommage qu’elle soit une telle vache. Tu voudrais manger de la crème glacée maintenant ? Pour t’aider à être plus heureux ?

-Non. Je dois penser ici.

-Damien ! Pourquoi es-tu si obstiné ?

-« très sarcastiquement » J’attends Godot !

Elizabeth court de la cuisine, regardant derrière elle comme si un monstre la poursuit. Marc s’exclame :

« Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi tu cours de la cuisine ? Y a-t-il un feu ? »

Couvert de farine et de chocolat, Elizabeth halète en essayant de reprendre son souffle :

« Tu ne devineras jamais ce que le chien vient de faire ! »

Marc répond :

« Mais qu’est-ce qu’il a fait dans la cuisine ? Il s’endort en haut, n’est-ce pas ? »

Elizabeth agresse :

« Non, il n’est pas en haut. C’était ta responsabilité de t’occuper de la petite menace et maintenant le gâteau en chocolat que j’ai préparé est complètement détruit. Que ferrai-je pour ton anniversaire demain ? »

Marc rit, mais en voyant le regard sévère d’Elizabeth, arrête :

« Ne t’inquiète pas ma chère. Je n’aime pas trop le gâteau quand même. Le chien est-il bien ? Est-ce que nous avons besoin de l’apporter chez le vétérinaire ? »

Elizabeth répond :

« On a pas besoin de lui y apporter. »

Marc a l’air confus :

« Mais le chocolat est toxique pour les chiens, n’est-ce pas ? »

Elizabeth réponds en fait :

« Il est mort. »

Étonné, Marc commence à pleurer et, dans un voix tremblant, dit:

« Peut-être pour mon anniversaire, tu peux m’acheter un nouveau Spot ? »