dimanche 13 novembre 2011

Aurélie et Véronique étaient assises dans le café derrière la cathédrale de Notre Dame, buvant du café au crème avec beaucoup de sucre. Elles bavardaient, parlant de la météo et des études et du président. Mais Aurélie voulait parler d’autres choses, des choses plus importantes, car elle savait que Véronique avait passé des semaines trépidantes. Elle avait l’air qu’elle allait bien mais son amie savait que ce n’était pas le cas.

—Comment tu vas ?

—Bah, je vais bien, pourquoi? Véronique regardait son amie d’une manière curieuse.

—Tu m’as dit que tu es allée chez le médecin la semaine dernière? Elle regardait son amie attentivement et forcement, ses yeux pénétrant dans l’âme de son amie. Véronique évitait son regard craintivement. Après des instants, elle est tournée la tête et elle a regardé son amie fixement.

—Tu t'es souvenue. C’était plutôt une observation qu’une question. Je ne me sentais pas très bien souvent, et j’y suis allée pour savoir s’il y avait quelque chose qui cloche.

Aurélie attendait avec impatience, sans rien dire.

—Euh, ce n’est pas sûr ce qu’ils m’ont dit. Elle a tourné la tête pour regarder la rue et éviter encore les yeux de sa camarade.

Véronique ne parlait pas pendant des instants, une petite alarme s’échappant de ses yeux . Aurélie l’a vue, même si Véronique essayait de le cacher rapidement. Aurélie lui donnait sa main pour la conforter et elle attendait avec de la patience pour que son amie commence.

—Ce n’est pas grave…on ne sait pas exactement encore, mais…C’est possible…que j’ai le lymphome.


[JTA1]bien

Le jardin

Sophie : À quoi est-ce que tu penses, Etienne ?

Etienne : Ne t’inquiètes pas, Sophie. Je pense seulement à la dernière fois que j’étais dans ce jardin.

Sophie : Qu’est-ce qui s’est passé ici ?

Etienne : C’est une histoire triste… La dernière fois que j’était ici, j’ai remarqué tout, comme l’odeur du romarin, les couleurs des baies et le son des arbres. Maintenant, je ne remarque que ce banc dans lequel nous nous assoyons.

Sophie : Pourquoi est-ce que tu as remarqué toutes les choses la dernière fois, et maintenant, pas ?

Etienne : Ce jardin est le lieu que j’amenais ma meilleure amie quand j’avais besoin de parler des choses importantes. Nous avions des conversations très longues ici, et ici c’est où notre amitié cultivait.

Sophie : Donc, où est-ce que c’est la tristesse ?

Etienne : La tristesse est que maintenant, je n’ai pas cette amie parce qu’elle est partie. Non, je ne veux pas dire qu’elle est partie de l’université, mais elle est partie de ma vie. À cause de tous nos propos, je commençais à l’aimer. Quand je lui ai dit, elle m’a dit qu’elle ne pouvait plus être mon amie. Maintenant, ce jardin est seulement un endroit où je ne peux pas venir.

Sophie : Je suis désolé, Etienne. Partons d’ici !

Etienne : Oui, j’aimerais bien partir. Merci beaucoup, Sophie, il est heureux que j’aie trouvé une nouvelle meilleure amie pour amener aux jardins…

La Danse

Margaret Delacroix est entrée dans le balcon. Elle riait hystériquement en regardant la foule dans la rue. Amélie, qui était elle aussi debout dans le balcon, la regardait fixement.

Amélie a dit, « Marguerite, comment vas-tu ? »

Margaret a enlevé son masque et a dit, « Je vais merveilleusement bien, joyeux Mardi Gras ma petite »

« Comment était le bal masqué ? »

« Fantastique, je me sentais tellement vivante que j’était morte. »

« Qu’est-il arrivé à la soirée ? »

« Ma petite, j’ai dansé. J’ai dansé toute la nuit. J’étais en route au bal quand j’ai entendu des pas derrière moi. J’ai couru dans le cimetière où j’entendais la musique venant d’un mausolée en marbre. J’avais peur, mais la musique m’attirait. »

« Quelle horreur! Je ne peux pas imaginer pourquoi tu as fait cela ! »

« De plus, un orchestre mystérieux jouait une valse séduisante. »

« Comment? Cette histoire est effrayante! »

« Je te promets. Un nuage de fumée m’a enveloppé et une main m’a touché. J’ai pensé à une nuit semblable à celle-ci. Sans un mot, mon mari et moi avions commencé à danser une valse»

-----Scott Tilton

Ce Tas de Feuilles

- Michelle, nous avons combien de temps?

- Nous avons quinze minutes avant notre classe. Pourquoi tu me demandes cela?

- Je veux sauter dans ce tas de feuilles mortes.

- Tu es enfant ! «Pourquoi sautez-vous ma petite?»

- Ne sois pas condescendante envers moi! J’ai une raison pour sauter dans le tas.

- Dites-le moi.

- Mais… c’est une raison personnelle. Je ne pense pas que tu comprendras.

- Tu n’as pas de raison d’avoir peur de moi !

- Bien, maintenant les saisons changent. Pour moi, c’est une nouvelle expérience. Tu vois… je n’habitais jamais dans un pays avec de telles changements drastiques de saisons. La première fois que j’ai vu les changements de saisons, j’avais sept ans. Donc, quand je vois les feuilles mortes dans un tas, je me souviens de ma première fois dans l’automne…et de mon enfance.

- Ah bien ! C’est une histoire jolie. Puis…où habitais-tu avant de déménager ici ?

- J’habitais dans beaucoup de pays en Afrique.

- Ah, donc c’était toujours chaud avec des lions et des éléphants. Une fois j’ai vu, sur l’émission de télé, des gens Africains qui ne sont pas habillés. D’ailleurs, ils vivent dans des huttes de terre. Aussi, leurs enfants toujours jouent dans la boue. Quelle vie !

- Comprends-moi bien eh!! L’Afrique n’est pas un «pays chaud», c’est un continent! Donc, il y a beaucoup de pays en Afrique. En fait, il y a beaucoup de différences entre chaque pays. Il pourrait neiger, ou il pourrait fait très chaud, ou il pourrait pleuvoir tout le temps. C’est un grand continent avec beaucoup de diversité. Les gens ne savent pas que le continent d’Amérique pourrait se mettre dans l’Afrique un peu plus de trois fois.

- Ah oui ? Dans les média les pays sont les mêmes choses… Je ne le savais pas. Donc, est-ce que je peux sauter dans les feuilles avec toi ?

- Bien sûr! Mais essaie-toi d’étudier un peu sur l’Afrique. C’est tellement important. Prends ma main. Allons-y !

Ecrit 4

En glissant à travers la chaussée mouillée, elle est venue, ses lèvres rouges luisantes des gouttes de pluie. Une femme l’attendait, sa petite forme presque engloutie dans le grand parapluie noir. Avec une inclinaison menaçante de sa tête parfaitement coiffée, la femme soupirait et saisissait le bras de sa fille, qui gouttait de l’encre fraichement griffonné, les vers de Plath.

- Qu’est-ce qui est écrit sur vos bras ? Pas un autre message ivre d’un de vos artistes torturées, j’espère.

- Je suis heureuse de te voir aussi. Et Papa, il est bien ?

- N’essayez pas de me distraire avec les questions, Odette. J’en ai marre de votre puérilité, et votre père se sent de la même façon. Vous avez ruiné une autre occasion, je sais, mais comment ? Nous avons essayé si dur : les écoles privées, les thérapeutes, la désintox, mais tu refuses d’être aidé. Qu’est-ce qui s’est passé cette fois ?

- Rien. J’en avais assez de la ville, c’est tout.

- Je sais quand vous mentez, ma fille. Vous avez quitté la compagnie de danse, n’avez-vous pas ?

- Oui, mais pas avant que j’y mettais le feu.

- Mon Dieu, Odette ! Mais pourquoi ? Vous êtes folle ?

- Ils ne m’ont pas donné le rôle, Maman. Je l’ai mérité, mais ils ne m’ont pas choisie. J’ai connu chaque note, chaque étape. J’étais parfaite, mais ils ont choisi une autre. Alors, une nuit, troublée et tourmentée par mon échec, je suis entrée dans le studio avec seulement une bouteille de vodka et une boite d’allumettes. Tu peux deviner le reste de l’histoire.

- Montez dans la voiture. Je dois téléphoner à notre avocat.

Les deux ont conduit en silence, et la voiture a disparu dans la pluie.

Un Dialogue

Le père est venu chez lui à huit heures du soir. Catherine l’a vu, mais elle ne s’est pas levée.

« Papa, où étais-tu ? J’ai pensé qu’on mangerait le déjeuner ensemble aujourd’hui. »

Robert détournait le regard. « Je sais, je suis désolé. Je suis venu quand tu m’as téléphoné. »

Catherine était mécontente de lui. « Et tu étais au café? Avec ton livre? Dis-moi quelque chose de ce livre et de la vie d’un écrivain qui est plus important que moi. »

« Catherine, ce n’est pas… »

« Dis-moi. Je suis curieuse. »

Robert regardait le mur pour quelques minutes. «Alors, il y a une fille qui a peur. Elle pense que personne ne l’aime. Mais elle n’a pas raison. »

Catherine était déconcertée. « Mais elle n’a pas raison pourquoi? Y a-t-il quelqu’un qui l’aime? »

Robert a sourit. « Bien sur. Elle a une famille qui l’aime beaucoup. Son père n’est pas un génial père, c’est vrai. Mais c’est parce que la mère de la fille, elle a brisé le cœur du père et maintenant quelque fois il oublie que la mère a brisé le cœur de sa fille aussi quand elle a quitté.»

Catherine a compris maintenant. « Et tu écriras un épilogue aussi ? »

Robert a sourit encore. « Ouais, et je l’aime. Le père s’est rendu compte qu’il était un idiot, et il était très désolé. Le cœur de lui n’était pas important maintenant parce qu’il aime sa fille et son cœur plus. »

La Catastrophe

Bonjour Comment ça va ? Est-ce que tu as pensé à notre discussion hier matin? Est-ce que tu as fait une décision ?

-Oui, bien sur, après j’ai pensé très dur, j’ai fait une décision.

Qu’est-ce que tu as décidé ?

-Je ne peux pas te dire. Si je te dis, elle deviendra très fâchée avec moi

Quoi ? Je ne comprends pas. Si tu me dis, pourquoi est-ce que Marie deviendra très fâchée ?

-Elle pense que si je te dis, tu changeras ma décision, qui opposera ce qu’elle veut.

Quand est-ce que tu as décidé ?

-Hier, juste après que tu as quitté le bâtiment après notre discussion.

Marc, il faut que tu me dises immédiatement. Sinon, je ne sais pas ce que je dois porter à la cérémonie. Alors, qu’est-ce que tu as décidé ?

- J’ai suivi le souhait de Marie. Je veux qu’elle soit contente pour le mariage. Ça c’était ma décision.

Alors, qu’est-ce que je dois porter ? Je sais que Marie est folle alors est-ce que je dois porter un chapeau fou par exemple? Je porterai ça ou les choses comme ça sans les problèmes, mais la seule chose que je ne peux pas porter est quelque chose rose.

-C’est dommage parce que, il faut que tu portes un smokings rose pour le mariage.

Quelle catastrophe ! C’est humiliant. Marc, il faut changer sa décision !

-Non, je ne peux pas.

Et Pourquoi pas ?

-Parce que le mariage est demain matin. Je suis désolé.

Je suis agité mais, j’irai à ton mariage demain matin portant un smoking rose.

-Merci beaucoup Jean ! Tu es un bon frère.

Je sais.

-Katherine Savage