dimanche 13 novembre 2011

La Crise des Feuilles

A : Ah, J’adore l’automne ! Le temps beau, les feuilles colorées… c’est parfait !

J : Oui, c’est ma saison préférée ! Chaque année, j’adore voir les feuilles par terre. Ça me fait rappeler mon enfance.

A : Pourquoi ? Quels souvenirs est-ce que tu as des feuilles ?

J : Je me souviens d’une fois… j’avais quatre ou cinq ans, et je me reposais sur une chaise dehors ma maison, quand tout d’un coup mon père a crié.

A : Oh, non ! Est-ce qu’il y avait une problème ?

J : Non, pas du tout ! Avec son râteau, il créait un grand tas de feuilles !

A : Ah, c’est fantastique ! Et puis ?

J : Dès que j’ai vu le tas, j’ai sauté ! C’était un état de désordre, des couleurs comme orange, rouge, et jaune partout, et moi, une jeune femme, au milieu.

A : Ah, je suis jaloux ! Qu’est-ce qui s'est passé après?

J : Je suis partie du tas, et je me suis rendu compte du fait que je ne portais pas encore ma bague ! Le beau bijou que ma grand-mère m’a donné avait disparu !

A : Oh là là ! Quelle horreur !

J : Je sais, je sais ! C’était comme si le monde a arrêté de tourner pour quelques minutes. La seule mémoire de ma grand-mère, et je l’ai perdue.

A : Qu’est-ce qui s'est passé ?

J : En premier, j’ai crié. Et puis, je suis retournée au tas, et je fouillais dans les feuilles. Mais, je n’avais pas de chance. La bague n’y était pas.

A : Tu ne l’as pas retrouvé ?

J : Si, si, si ! Mon père a pris le détecteur de métaux de la maison, et il cherchait pendant trois heures. Finalement, il a trouvé la bague !

A : C’est bon ! C’était une bonne histoire. J’adorais l’enfance.

J : Moi aussi. Je voudrais retourner aux années passées, quand la vie était un grand jeu

-Jesse Peterson

samedi 12 novembre 2011

Un Accident Malhereux

Julie montait dans sa voiture pour aller à l'école quand elle a vu sa chère amie Sophie, qui se dépêchait vers elle. Sophie a crié:
-Julie, Julie! Attendez-moi!
-Bonjour, Sophie! Pourquoi es-tu en hâte ce matin?
-J'essayais de te rattraper avant que tu partes. Peux-tu m'emmener à l'école?
-Certainement, mais pourquoi est-ce que tu ne peux pas y conduire toi-même?
-Ah, je ne te l'ai pas encore dit! Je me suis écrasé ma voiture ce week-end, et tristement, elle est en réparation maintenant.
-Vraiment? Je ne le savais pas! Quand est-ce que tu l'as fait?
-Je pense que c'était samedi après-midi, quand je conduisais chez moi après que nous avons pris le petit déjeuner.
-Pourquoi est-ce que tu ne me l'a pas dit plus tôt?
-J'ai voulu parler avec toi; cependant, mes parents s'étaient très fâchés avec moi, et ils ont confisqué mon portable.
-Ah, je comprends. Mais comment est-ce que tu l'as écrasée?
-je conduisais dans mon quartier quand, soudainement, un cerf a couru devant ma voiture! Je n'ai pas voulu le frapper; alors, j'ai dévié un peu pour l'éviter. Mais en déviant, je n'ai pas vu la boîte postale à la droite...
-Tu n'as pas heurté la boîte postale des voisins?
-Si, si, je l'ai heurté! J'étais effrayé parce que j'ai pensé qu'ils seraient furieux avec moi, mais ils l'ont compris. Néanmoins, je me sens très mal, et je les ai acheté une nouvelle boîte postale.
-C'était une aventure, bien sûr! Mais je suis contente que tu ne sois pas blessé.
-Oui, moi aussi. Mais maintenant, nous devons aller à l'école...et je dois raconter cette histoire à tous nos amis!

vendredi 11 novembre 2011

La fenêtre ou la porte?

Deux jeunes gens avec les cheveux bruns et les vêtements sombres restent debout contre les escaliers, leurs figures presque invisibles sous l’ombre de la grande résidence universitaire. L’homme commence à dévisser le paravent de la fenêtre.

« Henri, es-tu vraiment sûr que personne ne nous regarde ?

-Oui Clare. Je ne pense pas qu’une seule personne fait attention.

- Mais… Si un policier marchait par ici, il ne comprendrait pas pourquoi nous essayons d’ouvrir la fenêtre à l’extérieur, au contraire d’utiliser la porte.

- Mon amie, je sais que les policiers nous comprendraient. Si les architectes n’avaient pas conçu cet immeuble avec les portes au sous-sol, nous utiliserions la route comme d’habitude. Alors, c’est raisonnable d’ouvrir ta fenêtre afin de mettre un kayak dans ta chambre. L’autre alternatif serait monter deux étages, avec vingt escaliers et trop d’angles, pour arriver au même endroit.

-Oh là là Henri. Pourquoi as-tu un kayak ici ? C’est très bizarre parce qu’il n’y a pas beaucoup de fleuves à Charlottesville…

-Parce que les kayaks sont chouettes, visiblement. Toutes les femmes américaines aiment beaucoup un jeune homme avec un bateau. Tu as fini avec les questions ?

- Pfft. J’espère que les femmes regarderont ton amour-propre plus que ton kayak !

Le Scandale au Mariage de Jules et Sarah

Emma et Lola sont assises dans le parc. C’est une belle journée d’automne, et les feuilles oranges et jaunes tombent partout. C’est le jour après le mariage de Jules et Sarah. Les deux amies discutent les évènements qui se sont passés la veille.

« Alors, explique-moi ce qui s’est passé avec Jacques et sa petite amie – elle s’appelle comment déjà ? » demande Emma.

« Claire. Quand elle a su que Jacques est marié, avec deux enfants, elle a été tellement surprise. Tout le monde savait sauf elle, je ne sais pas comment elle ne l’avait pas su. »

« Comment est-ce qu’elle s’est rendu compte ? »

« Ben, Mr. DeBruin lui a demandé comment va son fils Jonah, car il s’est cassé le bras dans le parc il y a deux semaines. C’était un désastre ; Claire a commencé à crier et en sa rage, elle s’est cognée contre un serveur qui portait une bouteille de vin rouge et quelques pièces de gâteau. »

« Et j’imagine que tout est tombé par terre ? »

« Ce n’est pas tout. La bouteille de vin est tombée et le vin est allé partout, y compris sur la nouvelle robe de Julie, la sœur et demoiselle d’honneur de Sarah ! »

« Oh mon dieu ! Quelle horreur ! J’espère que rien comme ça ne se passe le jour de mon mariage. »

« Moi aussi. Et après tout cela, quand je la soulageais, Claire m’a demandé si je savais qu’il avait une femme, et je ne savait pas quoi dire alors j’ai rien dit. Elle s’est rendu compte que je savais déjà, et elle était tellement fâché qu’elle a pris sa pièce de gâteau et l’a enfoncé sur mon visage ! »

« Ce n’est pas vrai ! Je ne peux pas imaginer cela ! »

« C’était horrible, et tout le monde a commencé à se battre. Claire ne parle à personne car elle est tellement vexée. Qu’est-ce que je fais ? »

« Je ne sais pas quoi dire, je n’ai aucune idée que je ferais si j’étais dans ta situation. »

jeudi 10 novembre 2011

Le train et le zoo

« Cette place-là, est-elle occupée ? » Le jeune homme pliait son front et regardait la vieille femme qui était assise dans la place à côté de la fenêtre.

« Non, asseyez-vous, s’il vous plaît, je voudrais de la compagnie. »

Dès qu’il avait accepté son offre, elle a soupiré et elle a dit, « Un jour, il y a longtemps, j’étais jeune comme vous, et je prenais des trains à travers la France pour des rendez-vous avec mon amour. Vous faites la même chose maintenant, n’est-ce pas?»

L’homme la regardait avec surprise et curiosité. Il était, en fait, voyageant pour voir sa fiancée. « Comment est-ce qu’elle sait ? » il se demandait.

« Oui c’est vrai, madame. Pourrais-je vous demander sur votre amour ? Comment vous l’avez rencontré ? »

« Ah, non ! Vous ne seriez pas intéressé par les histoires d’une vieille femme. D’ailleurs, l’histoire est très longue. »

« Et ce voyage et long aussi ! Nous avons assez de temps. Pour commencer, qu’est-ce qu’il s’appelait? »

« Il s’appelait Henri. »

« Où est-ce que vous étiez quand vous avez vu Henri pour la première fois ? »

« Dans un zoo. C’est bizarre, n’est-ce pas ? »

« Un zoo ? Quel zoo ? Quel est... ?» Et à ce moment-la, le chef de train est arrivé pour prendre les billets, et l’homme s’est arrêté, ses pensées pleines de questions.

Son grand-père lui racontait une histoire quand il était un petit enfant, une histoire d’une belle femme qu’il avait rencontrée au Zoo de Vincennes à Paris, quand son grand-père avait vingt-deux ans.

Mais son grand-père avait perdu contact avec elle – le jeune homme se demandait, « Suis-je assis à côté de la femme de l’histoire ? »

Le nouveau Soleil, Lucas

C’était une journée étrange au bureau de Mercure, qui était l’assistante du soleil. Il y avait toujours une force invisible qui existait pour qu’il reste au bureau, mais pas aujourd’hui. Mercure portait son costume orange et assez sale, et il voulait orbiter son patron, mais il ne pouvait pas le trouvé. Tout à coup, Mercure a trouvé la force invisible.

L’homme avec le parapluie jaune est arrivé à son nouveau bureau quand son nouvel employé, Mercure, a demandé, « Qui êtes-vous ? Et pourquoi êtes-vous arrivé ? Le soleil, où est-il ? Pourquoi portez-vous les pantalons orange et un chemiser jaune ? Ces sont les vêtements du soleil ! »

« Voici l’histoire que vous cherchez, Mercure. Je marchais, avec mon favori parapluie jaune, sur la rue, quand tout à coup, une sorcière jeune et jolie est apparue. Naturellement, j’étais confus et j’ai dit, « Que faites-vous ? » Elle a répondu, « Je suis la reine de l’univers, et le chef de mon bureau, le soleil (il s’appelait Jean), est mort. Pouvez-vous m’aider, s’il vous plaît ? » »

«Comment est-il mort ? »

« La sorcière m’a dit que les nuages méchants de la Terre l’ont kidnappé et attrapé et après ça, ils l’ont tué. »

« Que suit-ça ? »

« Je pense que la sorcière belle m’a trouvé et elle m’a convaincu d’être le nouveau soleil. Elle a dit que c’est mon destin parce que le soleil mort, Jean, était mon grand-père. »

« Êtes… êtes-vous Lucas ? »

« Oui… Je m’appelle Lucas. Comment le savez-vous, monsieur ? »

« La sorcière a raison, Lucas. C’est votre destin d’être le soleil. Il y a six billions ans, l’univers a commencé, et nous étions les prisonniers. Le dieu qui l’a créé a déclaré que l’univers changera pour toujours sous le pouvoir d’un jeune homme, le petit-fils de Jean, qui s’appelle Lucas. Sous votre pouvoir Lucas, on sera libre, finalement! »

vendredi 4 novembre 2011

Les Emotions ou plutôt, de son absence


« Mademoiselle, vous êtes une cynique, n’est-ce pas? » Poe a demandé à Anne-Sophie.  Le visage du fantôme d’Edgar Allan Poe était aussi plaintif que jamais et Anne-Sophie ne pouvait le supporter plus ce matin.
            « Non, non. Je sais la vérité de l’être humain, c’est tout. La vérité, c’est moi. Est-ce que vous ne pouvez pas comprendre ce fait ? »
            « Quel fait ? Le fait de cette vérité fausse ? Ou le fait que vous ne croyez pas qu’il y a des possibilités émotionnelles infinies de l’esprit humain ? »
            « Le premier, bien sûr ! » Il était très exaspérant. « J’exige que vous me laisse tranquille ! »
            « Je ne peux pas vous laisser tranquille. Je ne peux pas supporter l’existence d’un mensonge très grave. De plus, qu’est-ce que signifie ‘La vérité, c’est moi’ ? »
            « Pourquoi est-ce que vous êtes très mélodramatique tout le temps ? »
            « Vous vous trompez sur le caractère et l’envergure de mes émotions, mademoiselle. Vous supposez que mes émotions sont superficielles quand l’inverse est vrai. Donc, votre supposition sur la capacité émotionnelle de l’être humain est fausse. Un contre-exemple prouve ce fait. »
            « Les émotions soi-disant que vous ressentez sont simplement le résultat de la circulation des produits chimiques dans votre cerveau. La profondeur de telles émotions soi-disant n’est pas importante. »
            Poe a regardé d’un air incrédule Anne-Sophie. « Pourquoi est-ce que vous croyez en cela? Qu’est-ce que signifie ‘La vérité, c’est moi’ ? »
            « Je me déteste. Je suis une personne égoïste, mais en fait, je suis la même que tout le monde. Pour durer, il faut croire en ce fait. »